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Ateliers

Itinéraires

Les itinéraires sont des entretiens exploratoires dans un paysage urbain durant lequel une personne nous guide au travers d’un déplacement d’un lieu vers un autre.

• Le guide garde l’initiative de son propre parcours, de sa propre narration.
• Les images sont misent en lien avec le récit ultérieurement sous la forme d’une série de chrono-photos.
• Chaque entretien est accompagné de la carte retraçant l’itinéraire.

«…Le parcours est plus qu’un déplacement sur le territoire de l’autre, c’est un voyage dans son univers de référence . Les itinéraires réalisés par les habitants énonçant les repères de leur vie quotidienne sont présentés en alternance avec ceux exerçant une activité relative à l’aménagement d’un territoire …. Si l’aménagement hyerarchise des fonctions, le ménagement s’inscrit dans la négociation d’un héritage, dans une articulation de la transformation d’un quartier autour d’une histoire symbolique et pratique des habitants et des professionnels qui résident sur le territoire… »
Jean Yves Petiteau, Nantes récit d’une traversée, Un art de faire la ville, ed.Carré, 2012

Atelier carto et photo

Créer un portrait de la ville d’Aubervilliers à partir de récits et d’images collectées avec les habitants. Donner a voir et a penser des territoires différents, changer d’objectif, d’ambition, de visée à travers l’expérience du territoire par ses habitants.
Ces images serviront de supports pour créer les 10 métamorphoses fantastiques des quartiers d’Aubervilliers sous la forme d’imagerie 3D et réalité virtuelle. Les ateliers se déplaceront sur 4 quartiers de la ville : La villette 4 chemins, le Landy, la Maladrerie Emile Dubois, le Centre ville Victor Hugo.

Street Photography

1- Le groupe élabore un parcours dans la ville sur une carte
2 – une initiation au cadrage avec une artiste professionnelle
3 – Prises de vues dans la ville
4 – Sélection de 30 points de vues significatifs du parcours

«La méthode des parcours commentés a pour objectif principal d’accéder à l’expérience sensible du passant. Il s’agit avant tout d’obtenir des comptes rendus de perception en mouvement. Trois activités sont donc sollicitées simultanément : marcher, percevoir et décrire.»
Jean Paul

Thibaud, L’espace urbain en méthode, «méthode des parcours commentés», . ed.parenthèses, Marseille, 2001, p.80

 

Jardin à tous les étages

Association pour la défense des jardins et terrasses-jardins sur le territoire de Plaine Commune. Cette association est basée dans le quartier de la Maladrerie. Cet éco-quartier d’avant-garde, de 800 logements sociaux offre de vastes terrasses jardins à ses locataires. JTE agit pour la préservation ces espaces verts régulièrement menacé par des projets de réhabilitation qui veulent les minéraliser.

La régie de quartier

La Régie de Quartier Maladrerie – Emile Dubois, est une Association d’Insertion par l’Économie. Leur vocation est de permettre à des personnes éloignées du monde du travail de trouver un emploi, une place dans la société.

Conseil Local des Jeunes

C’est un espace d’échanges et de concertation pour les jeunes, dans lequel on peut défendre ses idées citoyennes, s’initier à la démocratie et coopérer avec la Municipalité aux différents projets de la ville.

Malabyrinthe

Malabyrinthe est un collectif d’initiatives composé d’habitants, artistes et d’association bénévoles de la Maladrerie. Les membres du collectifs proposent par leurs actions de faire rayonner la cité et de révéler la magie de ses espaces publics pour qu’ils redeviennent des lieux de vie et de partage.

Modulotoit

Centre d’hébergement d’urgence (CHU) qui propose aux mal-logés et sans-abri un hébergement digne, mais nomade, c’est-à-dire rapidement construit et spécialement conçu pour l’occupation provisoire de ces terrains que les municipalités ou des acteurs privés laissent libres avant d’y engager des travaux.

Metr’Auber

L’association Metrauber est mobilisée contre la défiguration du centre-ville d’Aubervilliers et l’amputation des jardins familiaux du Fort . L’association Metrauber souhaite l’arrivée de la ligne 15 à Aubervilliers, mais avec un aménagement réalisé selon les besoins et les intérêts des Albertivillariens, pas dans le but de réaliser une plus-value financière sur le dos des habitants.

Société d’histoire

La Société de l’histoire et de la vie à Aubervilliers a pour but de rassembler et de populariser les recherches sur la vie ancienne et actuelle d’Aubervilliers, de recueillir les souvenirs et documents anciens et de collecter les documents d’aujourd’hui.

Maison pour tous Roser

 La Maison pour tous Roser est un centre social de quartier qui accueille de nombreuses activités pour les adultes, les jeunes et les enfants. Elle accueille les associations du quartier (amicale de locataires, jardin de Cristino Garcia,…) et d’Aubervilliers. Les habitants, au cœur du projet social, sont amenés à définir et porter les actions de cet équipement de proximité.

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A PROPOS

 

Aubervilliers vit actuellement un cycle de transformations urbaines violentes, expropriations,
déplacements de population, arrivée de nouveaux habitants, quartiers disparus et reconstruits, chantiers de recompositions urbaines et tabula rasa. Aubervilliers est devenu un vaste territoire de spéculation fictionnel et virtuelle du projet Grand Paris. Ainsi La ville mute au rythme du débordement de l’intra muros parisien transformant les images stéréotypées propres à la ville de ban lieue en projections publicitaires vantant la ville de demain, principalement par la promotion d’un aménagement durable générique, mixte et interconnecté, la smart city. Ces images publicitaires qui parsème notre environnement modifie l’image mentale que l’on peut avoir de la
ville et dessine en creux un nouveau regard décalé de la population qui l’habite.

Le projet Fantasmagoria est une invitation à plonger dans l’imaginaire collectif et sensoriel des habitants d’une ville de banlieue en pleine métamorphose urbaine.
Le projet concerne des paysages d’Aubervilliers, ville de La Seine Saint Denis, investi par le projet de développement du Grand Paris. Dans ces environnements urbains en transformations, nous menons une expérience photographique immersive mélangeant photographie et simulation 3D. Les compositions de ces dioramas virtuels sont réalisés à partir d’ateliers participatifs proposés aux habitants selon le triptyque : lire, dessiner, écrire, la ville.

En résidence au sein de la folie numérique, pour créer ces univers chimériques, une restitution aura lieu le 10 novembre dans l’espace public albertivilarien.

Vidéo Morphogénèse

 

La ville d’Aubervilliers, contexte et singularité.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Aubervilliers fait parti de la ceinture rouge de Paris. Elle est caractérisée par un très fort héritage industriel et ouvrier qui a supplanté un paysage rural qui produisait les meilleurs légumes de la capitale (Notre Dame des Vertus).
A la fin du XIX ème siècle, l’essor rapide de l’industrialisation a fait appel à diverses vagues
d’immigration et a construit une identité multiculturelle précieuse par sa capacité à accueillir et brasser des populations venues de pays lointains. Aubervilliers terre des exilés, est à l’écoute des pulsations du monde, témoin alerte des variations et convulsions géopolitiques de la planète.
C’est une ville ou plus de 110 langues maternelles sont parlées et écrites au sein d’une commune ne comptant que 85000 administrés, ce qui en fait une des agglomérations les plus riches d’Europe par sa diversité de population.

La période de désindustrialisation a marquée fortement la morphologie de ce territoire atemporel, il est quasiment resté dans sa forme première d’avant la crise de 1973, à l’exeption de quelques opérations de logements sociaux, le plus symbolique étant la cité de la Maladrerie de Renée Gailloustet. Aucune politique d’aménagement à l’échelle communale n’a été réalisée durant 30 années, laissant en place de grandes friches industrielles et le développement de quartiers insalubres dont la résorption est une des urgences municipales. Aubervilliers pendant ce lap de temps est la seule ville de proche périphérie parisienne à avoir perdu des
habitants (entre 1965 et 2000), la population d’Aubervilliers se caractérise par une instabilité résidentielle forte. Depuis quelques années et par l’intermédiaire de grands programmes urbains la tendance tend a s’inverser, la population s’accroit de façon exponentielle.

Ville populaire et mise au ban, elle est également la commune la plus pauvre de France (45.5% de la population en 2015, source INSEE) et la seule agglomération de la première couronne Parisienne qui ne possède pas de métro desservant son centre ville. Le foncier y est devenu par conséquences très attractif dans les perspectives qu’offrent l’arrivée du Grand Paris express et les aménagements prévus pour les futurs jeux olympiques.